Coups de coeur de Thérèse
Promenades
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J'avais eu soudain l'envie de prendre l'air. Ma parka sous le bras, chaussée confortablement j'ignorai le clin d'oeil du parapluie.
Après avoir contourné la plate-bande fleurie de chrysanthèmes richement colorés j'empruntai le sentier sinueux qui menait vers la forêt.
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Le chemin était bordé de buissons, d'herbes folles et de cardères dépouillées de leurs atours. Partiellement sèches elles dressaient leurs silhouettes en contre-jour.
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J'atteignis enfin la forêt, magnifique en cette saison. Les feuilles encore souples qui jonchaient le sol dégageaient une odeur indéfinissable d'humus et de pain grillé.
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Une petite mare, non encore souillée par le passage des sangliers servait d'abreuvoir aux oiseaux.
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Le bruit caractéristique d'une tronçonneuse me fit lever les yeux et j'aperçus un intrépide élagueur qui allègrement se confectionnait un marchepied sur un pauvre conifère dont la fin était proche.
Je sentais la sciure fraîche qui fusait en gerbes étoilés sous l'engin sans pitié.
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Sur le chemin du retour je remarquais que les arbres n'étaient pas égaux devant les intempéries et que selon les essences on était à peine en automne ou déjà en hiver.
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